Coucou 👋🏼
Je vais te faire une confidence…
Il y a des soirs, je n’ai envie de rien faire.
Pas de lire. Pas de respirer. Pas de méditer.
Juste… lancer un film que j’aime, m’enrouler dans un plaid et me laisser porter.
Quelque chose qui me fait du bien.
Sans stimulation.
Sans effort.
Et à chaque fois, je me fais la même réflexion :
“C’est fou comme ça me calme… alors qu’on lit souvent qu’il faut éviter les écrans le soir.”
Spoiler : Ce n’est pas l’écran qui t’empêche de dormir !
C’est ce que tu regardes !
C’est le manque de déconnexion mentale.
Alors aujourd’hui, j’ai eu envie de remettre un peu de nuance dans tout ça.
“Le problème, ce n’est pas ce que tu regardes ! C’est ce que ça déclenche en toi.”
Au programme de cette édition :
Tous les écrans ne sont pas égaux (et la télé peut t’apaiser)
Le vrai problème ? Ce que tu regardes, pas l’écran lui-même
Créer une descente intérieure pour signaler “repos” au corps
Une nouvelle manière de penser tes soirées (sans injonction)
Le vrai problème, ce n’est pas l’écran 🙅🏼♀️
On accuse souvent les écrans de tous les maux.
Mais la vérité, c’est que le problème ne vient pas du support, il vient de ce qu’il déclenche dans ton cerveau.
Aujourd’hui, on peut régler la luminosité, activer un filtre jaune ou rouge,
ou regarder la télévision à bonne distance.
Ce n’est pas l’écran en soi qui te maintient éveillée…
Ce qui pèse sur ton sommeil, c’est la surchauffe mentale provoquée par ce que tu regardes et l’absence de sas de transition entre ta journée et ton repos.
Un contenu trop dense, trop rapide, trop émotionnel et c’est tout ton système d’alerte qui reste branché.
Mais un contenu apaisant, lent, doux… peut au contraire devenir un signal de sécurité intérieure.
Et si le plus important n’était pas ce que tu regardes… mais ce que ton corps ressent pendant que tu le regardes ?
1. Tous les écrans ne se valent pas
On dit souvent “zéro écran le soir”.
Mais en réalité, tous les écrans n’ont pas le même impact.
Et tous les usages non plus !
Ce qui influence ton sommeil, ce n’est pas juste l’écran lui-même, c’est :
le moment,
la distance,
l’intensité lumineuse,
et surtout… ce que tu regardes.
Prenons la lumière bleue.
Oui, elle peut perturber ton endormissement mais à certaines conditions :
🔵 La lumière bleue est problématique quand :
L’écran est très proche (téléphone dans le lit)
La lumière est forte et directe (écran au max dans le noir)
L’exposition est prolongée (plus d’une heure en fin de soirée)
L’œil est “nu” (sans filtre, ni lunette protectrice)
👍 Mais l’impact est très atténué quand :
Tu regardes un écran à distance (comme une télé),
Tu actives un filtre jaune ou le “mode nuit”,
La pièce est éclairée d’une lumière tamisée,
Tu limites ton exposition environ 1h avant d’aller te coucher.
Ce n’est donc pas une question de tout ou rien.
C’est une question de contexte et de conscience.
- La lumière bleue, entre 400 et 500 nm agit sur ta rétine comme un signal de jour. Elle bloque ta production naturelle de mélatonine, l’hormone qui régule ton cycle veille-sommeil. Mais une exposition douce, brève et à distance a un impact très limité, surtout si ton environnement est tamisé.
Tu l’auras compris, tu n’as pas besoin d’éviter les écrans, tu as besoin de transformer ton usage : un bon contenu, une lumière douce et ton corps commence déjà à sentir qu’il peut ralentir.
2. Ce n’est pas l’écran… c’est la charge mentale
Ton cerveau peut traiter jusqu’à 70 000 pensées par jour 😱
Alors quand tu termines ta journée par un flot d’informations, d’émotions ou de stimuli, il reste en mode actif, même une fois la lumière éteinte.
Alors encore une fois, le vrai voleur de sommeil, ce n’est pas les écrans !
C’est la surcharge cognitive que certains contenus provoquent :
Les infos anxiogènes ou trop denses,
Les séries à suspense qui font monter le rythme cardiaque,
Les vidéos courtes, rapides, en boucle (TikTok, Reels…),
Le scroll sans fin qui t’ancre dans l’hypervigilance.
Ton cerveau a besoin d’un sas de transition pour entrer dans un état propice au sommeil.
Cela passe par une diminution de la fréquence cérébrale :
des ondes bêta (vigilance)
aux ondes alpha (calme)
puis thêta (pré-sommeil).
- Et malheureusement trop de stimulation retarde cette descente.
Le soir, opte pour des contenus qui ne sollicitent pas ton système d’alerte : une série familière, un documentaire fun, un film drôle, un contenu déjà connu… Ton mental pourra enfin se mettre en veille, au lieu d’être en mode survie.
3. Le vrai apaisement commence à l’intérieur
Tu peux cocher toutes les cases :
écran éloigné,
lumière tamisée,
contenu doux…
Mais si ton système nerveux reste en tension, ton corps ne reçoit pas le signal du repos.
Parce que le sommeil ne s’active pas par une commande mentale !
Il s’autorise quand ton organisme perçoit un environnement suffisamment sûr pour relâcher.
Et cette perception ne passe pas par l’intellect.
Elle passe par le corps, par les sens, par une forme de lenteur intérieure.
Créer une descente sensorielle, c’est :
ralentir tes gestes,
diminuer le bruit,
stabiliser ton regard,
baisser le volume mental,
et offrir à ton corps un espace où rien ne t’est demandé.
Les contenus “lents” comme les vidéos contemplatives, les flux visuels doux, les sons binauraux ou l’ASMR ont montré qu’ils pouvaient activer le nerf vague (chef d’orchestre de ton système parasympathique), favorisant ainsi :
une baisse de fréquence cardiaque,
un ralentissement du rythme cérébral,
et donc une meilleure qualité de sommeil.
- Une étude publiée dans Frontiers in Psychology (2021) a montré que l’ASMR peut réduire la fréquence cardiaque de 3 à 6 battements par minute et induire un état cérébral proche des ondes alpha, favorables à l’endormissement.
Le soir, oublie les injonctions et demande-toi : “Qu’est-ce qui m’aide vraiment à me déposer ?” Ta playlist de transition peut être visuelle, sonore ou même immobile. L’important, c’est qu’elle parle à ton système nerveux, pas à ton mental.
🌙 Et si tu faisais la paix avec tes soirées ?
Pas besoin de tout changer d’un coup.
Juste observer ce qui t’apaise vraiment.
Pas ce que tu “devrais” faire mais ce qui t’aide à redescendre, sincèrement.
Tu peux commencer dès ce soir.
→ Baisser un peu la lumière.
→ Choisir un contenu qui te fait du bien.
→ Et remarquer… ce que ça change en toi.
Si cette newsletter t’a parlé, n’hésite pas à me le dire, tu peux aussi la transférer à une amie qui en aurait besoin.
Et me retrouver comme toujours sur Instagram ou LinkedIn.
Je suis là, au fil des semaines, pour t’aider à retrouver ton rythme intérieur.
Sans pression. Ni perfection.
Juste avec présence.
Angel 💙
Les informations partagées dans mes éditions ne se substituent en aucun cas à un traitement médical et elles ne dispensent pas de consulter et/ou de suivre les recommandations allopathiques de ton médecin.