Hello,
Mercredi dernier à 13h30, je suis en visio pour une séance de coaching avec un client.
On parle de ses nuits.
Elles sont revenues.
Il a même arrêté les somnifères.
C’est une vrai victoire.
Mais quelques jours plus tard, il m’écrit sur WhatsApp.
Il revient de quelques jours de congé.
Il me dit qu’il a super bien dormi pendant cette période
Puis il ajoute :
“Je doute de pouvoir gérer à la fois la charge mentale du boulot et le sommeil.”
La pression.
Les responsabilités.
Le rythme.
Et surtout cette sensation très nette de :
👉 Se sentir submergé.
Et en lisant son message, j’ai pensé :
le sommeil tient mais la journée remet tout en tension.
C’est exactement ce que j’ai envie de poser avec toi aujourd’hui.
« Tu ne récupères pas la nuit ce que ton système n’a jamais lâché en journée.»
🌇 Le problème ne commence pas le soir
On cherche souvent des solutions pour mieux dormir.
A comprendre ce qui se passe la nuit.
A essayer de “réparer” ce moment-là.
Alors que, dans ce que tu vis… tout commence bien avant.
Un système qui reste en alerte toute la journée.
Un niveau de tension qui ne redescend jamais vraiment.
Et forcément… ça se retrouve la nuit.
Dans cette lettre, tu vas comprendre découvrir que ce que tu fais en journée empêche ton corps de redescendre la nuit.
1. Tu réponds immédiatement à tout
Tu ouvres les yeux.
Et très vite, tu es déjà en réaction.
Messages. Mails. Notifications.
Ton cerveau bascule directement en mode réponse.
Une exposition précoce aux sollicitations augmente ton niveau de cortisol dès le matin et prolonge l’état d’alerte pour la journée.
Tu ne prends jamais le temps de te poser.
C’est comme si tu étais en apnée.
Tu ne décides plus de ton rythme, tu le subis.
2. Tu acceptes sans vraiment filtrer
Réunions.
Demandes.
Sollicitations.
Tu gères mais ton attention est découpée en permanence.
Chaque interruption cognitive peut nécessiter jusqu’à 20 minutes pour retrouver un niveau de concentration optimal.
Ton cerveau n’a jamais le temps de se stabiliser.
Tu avances… mais en tension continue.
3. Tu ne crées aucun espace vide
Tout est rempli.
Ton agenda.
Ton attention.
Ton mental.
Il n’y a jamais de “rien”.
Ton cerveau a besoin de phases de repos actif pour intégrer, réguler et relâcher la pression mentale.
Sans espace, rien ne redescend.
Le calme que tu évites en journée revient inévitablement la nuit.
4. Tu ne définis jamais de vraie limite
Tu continues.
Tu ajustes.
Tu améliores.
Tu finalises “encore un peu”.
Les tâches non clôturées restent actives en mémoire (effet Zeigarnik) en maintenant ton cerveau en activité.
Ton cerveau reste accroché, comme en attente.
Ce que tu ne clôtures pas continue de tourner.
5. Tu alternes dispersion et sur-contrôle
Tu passes d’un mail à une tâche importante.
Puis à une notif.
Puis à autre chose.
Ton rythme est complètement instable.
La fragmentation mentale empêche l’accès aux états profonds de concentration… et aussi de récupération.
Ton attention est sursollicitée.
Elle ne tient pas.
Tu dois sans cesse te “reconcentrer” et tu perds en efficacité..
6. Tu sur-expliques, tu sur-adaptes
Tu réfléchis à ce que tu dis.
A comment tu le dis.
A comment cela va être perçu.
Même dans les échanges simples.
L’hypervigilance relationnelle maintient ton système nerveux en état d’alerte constant.
Tu restes en ajustement permanent.
Ton corps ne se sent jamais totalement en sécurité.
7. Tu gardes tout en tête
Tu n’écris pas tout.
Tu n’externalises pas tout.
Tu gères tout “dans ta tête”.
Le cerveau humain n’est pas conçu pour stocker une grande quantité d’informations actives sans fatigue cognitive.
Donc il tourne. Encore. Et encore.
Ce que tu ne poses pas, ne peut pas se fermer… jamais.
8. Tu ne marques pas la fin de ta journée
Tu t’arrêtes de travailler.
Mais ton cerveau, lui… continue.
Pas de transition.
Pas de fermeture.
Sans rituel de fermeture, le cerveau reste en mode “incomplet” et prolonge l’activité mentale liée au travail jusque dans ta soirée.
Tu passes du travail… au lit.
Sans transition.
Tu ne peux pas passer tranquillement en mode nuit.
Ce qu’il faut voir
Aucun de ces réflexes n’est “grave”.
Pris séparément.
Le problème, c’est ensemble car ils maintiennent ton système nerveux en vigilance toute la journée.
Et un système qui reste en alerte… ne bascule pas en mode récupération la nuit.
Tu te reconnais dans ces fonctionnements ?
Ce n’est pas un hasard si tes nuits restent fragiles.
Ce que tu vis la nuit est souvent la continuité de ce que ton système n’a pas réussi à relâcher en journée.
C’est exactement pour ça que j’ai créé un test de vigilance nocturne.
Il te permet de voir concrètement ce qui maintient ton système en alerte même quand tu penses “te reposer”.
En 30 secondes, tu vois clairement si ton système fonctionne en mode vigilance et pourquoi tes nuits restent instables malgré tous tes efforts.
Merci d’avoir lu ma Lettre du dimanche. Abonne-toi pour ne pas rater les prochaines éditions 💌
Avant de se quitter
Si cette lettre t’a parlé, tu peux simplement laisser un petit ❤️ juste en dessous.
Je les vois tous… et ça me fait toujours très plaisir.
Prends soin de toi
(et laisse ton sommeil faire le reste).
A dimanche prochain,
Angélique 💤
—
En attendant, tu peux aussi me retrouver sur : LinkedIn ou Instagram
Les informations partagées dans mes éditions ne se substituent en aucun cas à un traitement médical et elles ne dispensent pas de consulter et/ou de suivre les recommandations allopathiques de ton médecin.
Crédit photos cookie_studio